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    DIRECTEUR ET EMBRYOLOGUE
    Le directeur Enrique Criado du centre de reproduction in vitro FIV Marbella

J’ai été opérée des varices

Bonjour à tous!

J’ai décidé de vous parler aujourd’hui de quelque chose qui m’est arrivé. Pour une fois qu’il m’arrive quelque chose en fait. Au mois de mars, j’ai appris que je devais me faire opérer des varices. J’ai alors commencé à chercher sur internet des conseils, des indications pour savoir comment se passerait cette première opération de toute ma vie! Malheureusement, rien de bien concis ni intéressant, à part des malades mentaux sur doctissimo. Je souhaite donc apporter mon témoignage, qui cependant n’a rien de quelque chose d’universel et de général, mais j’espère qu’il rassurera et orientera des personnes qui, comme moi, appréhendaient cette opération.

Rappel des faits :

Me voici il y a un an, toute belle, toute pimpante. J’ai 23 ans, la vie est belle, magnifique. Et un jour, tout bascule. Je me suis réveillée un matin avec une crampe dans le mollet droit. Une crampe qui dure 3 jours quand même. Ni une, ni deux, je file au médecin qui me diagnostique une péri-phlébite (aussi appelée para-phlébite). C’est une petite phlébite en fait. Ne sais-tu pas ce que c’est, jeune Padawan? Une phlébite est un caillot qui se forme dans une des veines de tes jambes. Ledit caillot peut vouloir se balader, jusqu’à tes poumons par exemple, et t’offrir une embolie pulmonaire, et après tu MEURS. Le médecin me prescrit des médicaments et… des bas de CONTENTION (classe 1). Tu sais, les collants de mémé couleur marron. Oui, ceux là. Miam.
Bas de contention

Bizarre, ça ne fait pas pareil sur moi…

Me voici donc saucissonnée comme un jambonneau chaque jour dans mes bas pour aller au travail. Ceci se passait donc en 2012.

Au mois de mars de 2013, je décide d’aller consulter un phlébologue (ou angiologue), qui me fait un écho-Doppler, c’est à dire que tu te retrouves en culotte devant lui, qu’il le tord la jambe dans tous les sens, te met un liquide froid et collant le long de tes veines et appuie là où ça fait bien mal. Tu ressors de là, tu as fait trois phlébites. En tout cas, le verdict tombe, sans appel : ma veine saphène interne est niquée. J’ai des VARICES. Alors, qu’est ce qu’une varice? C’est une veine morte. La veine sert normalement à faire monter et descendre le sang dans la jambe. Le diamètre d’une veine saine est de 7mm (m’a t-il dit). La mienne faisait 3 cm (m’a t-il dit). Tout tranquillement, mon phlébologue m’annonce qu’il faut vite me faire opérer sinon je peux MOURIR. Oui, alors, je n’avais pas prévu de mourir tout de suite… Rendez-vous pris dans un mois.

Avant l’opération :

Tu flippes. Beaucoup. Je n’étais jamais allée à l’hôpital. Deux ou trois semaines avant l’opération, prises de sang, RDV avec l’anesthésiste (attention aux dépassements d’honoraires). Le matin de l’opération, à jeun, je me fais marquer un vrai réseau ferroviaire sur les deux jambes : c’est le marquage pré-opératoire. Sauf que ce marquage avait lieu bien avant mon opération (prévue dans l’après-midi). Je me suis donc baladée avec mes dessins sur les jambes. Yupeee. A 10h, j’entre à la clinique, on m’installe dans une chambre. Prise de sang, cathéter. Je me suis lavée avec leur produit spécial, j’ai mis leur chemise où on voit tout ton cul, la charlotte. La classe totale. Pas moyen de draguer un médecin avec ça. J’étais assez stressée car j’attendais seule dans ma chambre d’hôpital. Je savais que je passerai « sur le billard » entre 13 et 14h puisqu’une dame se faisait charcuter avant moi. J’avais donc emmené un livre. Lorsqu’on vient enfin dans ma chambre, c’est pour m’annoncer que je passerai dans trente minutes : j’ai donc droit à un petit cachet pour me calmer avant l’anesthésie et ainsi éviter d’arracher les yeux au brancardier et d’hurler « Nooon, je ne veux pas y alleeeer! ». A l’heure prévue, on m’emmène dans ma salle d’opération. Je vois mon phlébologue (« Coucou! Ça va, la femme avant moi est encore en vie? Ça t’a un peu entraîné, non ? ») qui tente de me rassurer. C’est parti pour l’anesthésie. Alors sachez que j’avais peur de deux choses : me réveiller en plein milieu de l’opération, ou ne pas me réveiller du tout. Mon père est allergique à un milliard de produits utilisés lors de l’anesthésie et j’avais peur (ayant hérité de ses varices) d’être également allergique. Malheureusement, on ne le sait que lorsque le produit est injecté! Mais sachez que l’anesthésiste a avec lui tous les antidotes qu’il peut rapidement vous inoculer pour éviter que vous mourriez! (Cool).

Pendant l’opération :

Me voici donc, nue sous ma chemise en papier, allongée au milieu de cinq ou six personnes. A peine le temps de me rendre compte qu’ils vont tous voir ma founette qu’on me pose un masque sur la bouche et le nez. Je respire deux fois et je me réveille dans la salle de réveil, la tête dans le pâté (pour ne pas dire autre chose). Gros trou noir pour savoir ce qui s’est passé entre deux. L’anesthésie tue ta partie consciente. Ce n’est pas un sommeil, c’est pire. Mon réveil était probablement le « second » puisqu’il y a toujours un premier réveil dont on ne se souvient pas : le brancardier me racontait que certains, pendant cette période, hurlaient, insultaient, frappaient. Sympa, le conscient. Je pense avoir été toute mignonne lors de cette étape. J’attend patiemment, les jambes très lourdes, enrubannées dans mes bas de contention classe 2 (j’ai eu une promotion). Tout autour de moi, des gens se réveillent aussi : un enfant, une dame qui pleure car elle s’est fait enlevé les seins à cause d’un cancer. Je pense que, honnêtement, ça a été le pire moment de mon opération. Face à ça, on relativise. Moi, on m’a juste enlevé des veines.

Après l’opération :

On m’emmène dans la chambre où je passerai la nuit. Normalement, l’opération des varices ne nécessite qu’un séjour en ambulatoire, c’est à dire qu’on rentre le matin et qu’on ressort l’après-midi. Mon médecin n’opérant que l’après-midi le jour de mon opération, j’ai eu le droit à un dodo à l’hôpital. Puisqu’il n’y avait plus de place dans le service où je devais normalement aller, on m’a mise avec les cancéreux. Je me souviens qu’il était 18h quand j’ai recouvré presque totalement mes esprits. Une amie est passée me voir, rapidement, car j’avais vraiment du mal à suivre ce qu’elle disait. Les infirmières ont merveilleusement pris soin de moi, même si j’étais une intruse et qu’elles n’avaient pas tous les produits nécessaires à mes soins (non, pas de chimio, ça ira). J’ai bougé, plié mes jambes. Pas de douleurs. On m’a proposé de manger, j’ai juste demandé de l’eau. Puisqu’on ne doit pas se lever, je faisais pipi dans un bac, allongée, que je plaçais sous mes fesses. Je sonnais ensuite l’infirmière pour qu’elle le vide. Je m’excusais à chaque fois mais je pense qu’elles ont l’habitude!

La nuit s’est plutôt bien déroulée. J’ai mangé deux yaourts et regardé la télévision jusque très tard. Toutes les deux heures, j’avais le droit à une prise de tension. Je bougeais de temps à autre les jambes, elles fonctionnaient normalement, pas de grosses douleurs en vue.

Le lendemain matin, à 8h, on me fait une piqûre de Lovenox dans le ventre. SYMPA. Cela permet d’éviter la coagulation du sang, et donc une phlébite. Très rapidement, il faut que je me mette debout. L’infirmière m’aide donc à me lever, je fais quelques pas, tel un zombie, je m’assoie dans le fauteuil un instant. On me change mes pansements, j’ai un petit déjeuner de champion. Je peux maintenant faire pipi sans que toutes les infirmières soient au courant. Vers 11h, je sors de l’hôpital Mon amie vient me chercher, je rentre en ambulance.

La convalescence :

Les dix jours suivants, piqûre dans le ventre chaque matin, changement de pansements tous les deux jours. Bas de contention obligatoire (sauf la nuit), pendant deux semaines. J’hérite également d’un arrêt de travail (à faire faire par mon médecin traitant). Pas de bain. La douche est possible mais il faut éviter de toucher les pansements. J’ai donc installé un tabouret dans ma douche, je passais un coup d’eau rapide, je slalomais entre les pansements pour essayer d’enlever ces fichues marques de métro. Les points les plus rigoureux à suivre sont de ne pas rester trop longtemps debout, ni trop longtemps assis. Il faut également surélever les jambes lorsqu’on s’assoit. Je mettais les miennes sur un tabouret. Il ne faut pas hésiter à marcher tous les jours, même si on marche bizarrement et lentement. J’essayais de me bouger environ 20-30 minutes par jour. Toujours avec les bas de contention, très important. Il faut prendre le réflexe de les mettre dans le lit, le matin, et de les enlever dans le lit, le soir. Au bout de mes deux semaines d’arrêt de travail, j’avais encore des douleurs, je me suis permise encore trois jours de repos. J’avais enlevé mes bas, cela laissait respirer mes jambes et mes cicatrices. N’hésitez pas à « forcer » vos jambes. Ma jambe droite ne s’allongeait pas entièrement, comme si quelque chose m’empêchait de l’étendre et du coup, je ne forçais pas : erreur! C’est le meilleur moyen d’adopter une mauvaise démarche pour la suite. Mon conseil : oubliez que vous vous êtes fait opérer et marchez d’un pas rapide et sur, en décomposant bien les différentes étapes de la marche. Quitte à passer pour une folle.

La douleur et les cicatrices :

Comme déjà dit auparavant, je n’ai eu aucune douleur à l’hôpital, ni même les premiers jours où je suis rentrée chez moi. Bien évidemment, j’avais des bleus énormes qui allaient de l’aine à au talon du pied.
Hématomes varices

Coucou, je me suis faite tabassée

Voici une photo de ma jambe droite prise le 1er mai, c’est à dire trois semaines après mon opération. TROIS SEMAINES PUTAIN. Imaginez simplement qu’il reste 50% des bleus initiaux.

Les hématomes sont la principale source de douleur, laquelle apparaît quelques jours après l’opération. J’ai eu mal pendant environ 2 semaines. J’avouerai que je ne rigolais pas pendant cette période mais avec le recul, c’est surmontable! Dites vous que ça va passer. Ensuite, amusez vous à regarder les hématomes diminuent au fil du temps. Je m’amusais à appuyer sur les parties redevenues « peau » : ça ne fait pas mal à cet endroit. Bon, chacun sa façon de s’amuser.

Pour ce qui est des cicatrices, chaque cas est différent. Je me suis faite opérer des deux jambes en même temps. J’ai en tout six cicatrices. Deux sur la jambe gauche, quatre sur la droite. Elles ont en commun l’entrée et la sortie de la veine. Vous allez donc avoir une ouverture au niveau de la cheville et une au niveau de l’aine. Ensuite, suivant le réseau de vos veines, vous allez avoir des petits trous le long de la jambe. Sur ma photo, on voit mes deux trous, à gauche de l’image. On dirait presque des grains de beauté, ils sont vraiment riquiqui. Les cicatrices d’ouverture et fermeture sont plus hard.
Cicatrice Varice

J’ai été embauchée par le Dr Frankenstein

Voici la cicatrice que j’ai au niveau de mes chevilles, une sur chaque jambe. Je ne vous montrerai pas celles de l’aine, car sinon vous verriez ma founette, mais imaginez qu’elles font 5 cm de long. Miam. Elles sont moches, soyons clair. J’ai l’impression d’être une poupée mal recousue. En parlant de couture, les fils utilisés sont résorbables. Ils partiront avec le frottement lors du changement des pansements, ensuite c’est à vous de les stimuler lorsque vous vous laverez. Mes fils sont partis au bout d’une dizaine de jours. Malheureusement, une cicatrice-founette n’était pas totalement refermée. J’ai été un peu traumatisée car je voyais en dedans moi mais j’ai continué à mettre un pansement, à nettoyer régulièrement et tout est rentré dans l’ordre.

Aujourd’hui :

Le combat est loin d’être fini, mes braves amis. Voici plus de deux mois que j’ai été opérée. Début juin, j’ai eu le droit à un nouvel echo-doppler. J’ai ainsi pu voir mes veines qui sont maintenant bouchées. Sur mes jambes, plus aucun bleu. Les cicatrices sont encore violettes des fois mais celles à ma cheville (cf photo) sont très discrètes. Selon mon phlébologue, dans un an, tout aura disparu. En septembre, nous allons en vacances à la mer et j’ai un peu honte de me mettre en maillot de bain car tout le monde verra mes cicatrices-founette. N’oubliez pas, si vous exposez vos cicatrices au soleil, de mettre souvent de la crème dessus! Mes veines ont donc été enlevées mais je sens encore (confirmé par le phlébo) leur présence : en fait, à leur place, il y a comme des veines en plastique, toutes dures : c’est normal, le corps remplace l’élément manquant et le temps que ça se fasse, c’est tout dur! A certains endroits de ma jambe, je n’ai plus de sensation (derrière le mollet, du côté de l’aine), ce qui est « normal » aussi. Des nerfs peuvent être arrachés en même temps que la veine (qui est le principe de l’opération). Que doit-on faire maintenant? Ne pas se laisser aller! Je n’ai plus de varices mais je suis toujours à risque. Alors, pas de station prolongée debout, ni assise. Je met mes bas en avion, au boulot (je reste debout pendant trois heures continues). J’évite les bains. Je DOIS faire du sport, mais j’ai horreur de ça. C’est, je pense, le meilleur moyen d’éviter de nouveau les varices. FAITES DU SPORT! Je déteste courir mais je pense continuer le vélo (que j’utilise fréquemment), la marche à pied, et pourquoi pas la natation mais j’ai la phobie de l’eau. SYMPA.

Conclusion :

Je pense avoir tout dit de mon opération. Si vous avez des questions, n’hésitez pas, mais je dirais une seule chose : cela fait peur au premier abord mais c’est SURMONTABLE, vous n’allez pas en mourir. Même si la douleur est forte à cause des hématomes, ça ira mieux de jour en jour. Patience :)

Source:http://dailyamory.com/operation-des-varices/

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