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    Le docteur Richard Abittan est chirurgien digestif endocrinien et vasculaire spécialisé en chirurgie de l’obésité.
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    Médecin conseil de Clinicaccess et prendra en charge toute les intervention de chirurgie esthetique liées au visage et au cou
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    DIRECTEUR ET EMBRYOLOGUE
    Le directeur Enrique Criado du centre de reproduction in vitro FIV Marbella

Jeux paralympiques : des prothèses de plus en plus perfectionnées

Grâce aux prothèses orthopédiques sportives, les athlètes du handisport peuvent désormais atteindre des niveaux de performances proches de ceux de valides.

Deux semaines après la clôture des Jeux olympiques de Rio, c'est au tour des Jeux paralympiques de démarrer ce mercredi au Brésil. Du 7 au 18 septembre, 4350 athlètes handicapés vont s'affronter dans 24 disciplines. Parmi eux, les athlètes amputés bénéficient aujourd'hui de dispositifs sophistiqués qui leur permettent d'atteindre des niveaux de performances proches de ceux d'athlètes valides.
L'exemple le plus célèbre est certainement celui d'Oscar Pistorius. Amputé des deux jambes depuis l'enfance, le Sud-Africain a réussi à se qualifier en demi-finales du 400 mètres aux Jeux olympiques de Londres en 2012 aux côtés de concurrents non-handicapés.
Des prothèses plus souples

Grâce aux progrès scientifiques des dernières décennies, les prothèses orthopédiques sont aujourd'hui fabriquées avec du titane et de la fibre de carbone, des matériaux utilisés notamment dans l'aéronautique et l'aérospatiale. Elles disposent d'un appareillage plus léger et résistant que les prothèses classiques afin d'assurer une plus grande souplesse, et sont conçues sur mesure pour s'adapter à la morphologie propre à chaque membre amputé.

Le «Flex-Foot» est sûrement la prothèse la plus connue et la plus utilisée par les amputés au niveau de la jambe. Ce pied artificiel qui rappelle une patte de guépard, parfois appelé lame, est fabriqué avec des fibres de carbone imprégnées dans de la résine époxyde, ce qui apporte un retour d'énergie efficace à son porteur. Inventé par l'Américain Van Phillips, qui perdit lui-même son pied dans un accident de ski nautique en 1976, puis racheté par la compagnie orthopédique Össur en 2000, il est depuis commercialisé sous le nom de «Cheetah» et existe aujourd'hui dans de nombreux modèles. Très en vogue en athlétisme, il rend des disciplines telles que la course à pied ou le saut en longueur accessible à tous. C'est grâce à cette prothèse que le coureur américain Jannyd Wallace, amputé de la jambe droite, a pu établir un temps de 10,71 secondes sur 100 mètres, soit 1,13 seconde de plus qu'Usain Bolt seulement.

Le «Total Knee», une prothèse faisant office de genou, peut être utilisé en addition d'une lame de course. Il contient un système de dépressurisation hydraulique et des calculateurs intégrés qui corrigent la posture et s'adaptent à la façon de marcher de leur utilisateur, en lieu et place des muscles manquants. L'athlète spécialisée dans le triathlon Sarah Reinertsen, amputées de la jambe au-dessus du genou à l'âge de 7 ans, utilise cet accessoire pour la course à pied et le vélo.

Meilleures performances

Si les prothèses permettent à certains athlètes de pratiquer un sport en dépit de leur handicap, leur perfectionnement a aussi suscité sa part de polémique. Peu avant les Jeux olympiques de Pékin en 2008, la fédération internationale d'athlétisme (IAAF) avait jugé que le port de certaines prothèses favorisait les athlètes handicapés s'ils concourraient avec des valides. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) était revenu sur cette décision peu après pour finalement la déjuger.
Pour Matthieu Balagué, responsable technique à Chabloz Orthopédie, une entreprise spécialisée dans la fabrication de prothèses qui fournit de nombreux athlètes du handisport, c'est une question sur laquelle il est difficile d'être catégorique: «Même s'il y a eu quelques polémiques, on ne sait pas vraiment si celles-ci favorisent leurs porteurs quand ils concourent contre des valides. Quand vous prenez l'exemple d'Oscar Pistorius, vous voyez bien qu'au début de la course, il a du mal à se lancer, puis sa foulée devient de plus en plus rapide. Est-il pour autant plus avantagé? On ne sait pas.»

En revanche, pour les systèmes à dépressurisation (Total Knee) auxquels on ajoute des pieds Össur, comme c'est le cas chez de nombreux athlètes amputés en dessous du genou, on sait que la longueur des lames influe sur la performance. «On voit bien avec la forme en C de la lame que plus elle est grande, plus elle se déforme sous le poids du porteur, ce qui augmente la restitution d'énergie et permet d'améliorer la performance.»

Créées pour rechercher l'efficacité plutôt que le confort, ces prothèses ne sont pas utilisées dans la vie quotidienne, mais seulement portées quelques heures pour la pratique sportive. Néanmoins, il faudra faire de sérieuses économies pour quiconque souhaiterait en acquérir un modèle, qui coûte en moyenne 10 000 €.

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